« Non, le TDAH n’est pas une mode ni un problème d’éducation »
- Christopher Trisman
- 8 nov. 2025
- 2 min de lecture

Vous l’avez sûrement déjà entendu :
« Aujourd’hui, ils sont tous TDA/H… c’est juste un problème d’éducation ! »
Eh bien non. Stop aux idées reçues !
Le TDA/H (Trouble du Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité) est un trouble neurodéveloppemental reconnu scientifiquement depuis des décennies. Ce n’est pas une invention moderne ni un caprice éducatif.
La science, qu’est-ce qu’elle dit ?
Le TDAH touche environ 5 % des enfants et 2,5 % des adultes dans le monde (OMS, 2019).
Les études d’imagerie cérébrale montrent des différences réelles dans certaines zones du cerveau liées à l’attention, au contrôle des impulsions et à la régulation des émotions.
Des facteurs génétiques jouent un rôle important : si un parent a un TDAH, l’enfant a davantage de chances de l’avoir aussi.
Non, le sucre, la télé ou une « mauvaise éducation » ne sont pas la cause du TDAH. Ce sont des clichés tenaces, mais scientifiquement faux.
Et alors, l’éducation ?
Bien sûr, l’éducation influence la façon dont l’enfant vit son TDAH : un environnement bienveillant et structuré aide énormément. Mais elle ne crée pas le TDAH.
Dire que le TDAH vient de l’éducation, c’est un peu comme dire que l’asthme vient d’un manque de politesse quand on respire mal.
Pour simplifier : un enfant turbulent n’est pas forcément TDAH, et tous les enfants TDAH ne sont pas turbulents.
Pourquoi c’est important de le rappeler ?
Parce que réduire le TDAH à un « effet de mode » ou à un « manque d’éducation » minimise les difficultés réelles de ceux qui en souffrent. Et ça empêche de leur apporter le soutien dont ils ont besoin.
En résumé :
Non, ils ne sont pas « tous TDAH aujourd’hui ».
Oui, le TDAH existe, et il est diagnostiqué sur base de critères précis par des spécialistes.
Et non, ce n’est pas la faute des parents.
Alors, la prochaine fois que vous entendrez une phrase toute faite à ce sujet, pensez à ça : le TDAH n’est pas un problème d’éducation, c’est une réalité neurobiologique.
Et avec le bon accompagnement, on peut en faire une vraie force.



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