TDAH et anxiété : quand le cerveau joue au hamster dans sa roue...
- Christopher Trisman
- 8 nov. 2025
- 2 min de lecture

Si vous avez un TDA/H (ou si vous accompagnez quelqu’un qui en a un), vous savez déjà qu’il y a beaucoup de choses qui tournent vite, parfois trop vite, dans la tête.
Mais ce que l’on oublie souvent, c’est qu’au paquet « TDA/H », on retrouve très fréquemment une invitée surprise : l’anxiété.
D’où vient cette anxiété ?
Les études scientifiques montrent qu’elle a plusieurs sources :
Un cerveau TDAH est en surrégime permanent. L’hypervigilance, la peur d’oublier, de rater, de décevoir… ça met le stress en mode turbo.
L’histoire personnelle joue aussi : quand on entend depuis l’enfance « tu es distrait », « tu ne termines jamais », « tu bouges trop », ça laisse des traces. Résultat : une petite voix intérieure qui devient le pire des coachs sportifs, version militaire.
Enfin, les difficultés d’organisation et d’attention génèrent des retards, des maladresses ou des échecs répétés. Et chaque fois qu’on accumule, l’anxiété gonfle comme une cocotte-minute.
Comment elle se manifeste ?
Spoiler : ça ne ressemble pas toujours à une crise de panique dramatique comme dans les films. Chez les enfants comme chez les adultes, ça peut être :
Se ronger les ongles jusqu’à se demander si on a encore besoin d’une lime.
Bouger, gigoter, marcher en rond… version « danse improvisée » permanente.
Avoir le ventre qui fait la java (troubles digestifs inclus).
Procrastiner, non pas par fainéantise, mais parce que l’angoisse paralyse.
Dormir ? Oui, mais mal. Avec le cerveau qui fait défiler la to-do list comme un DJ en soirée.
Et parfois, devenir irritable… comme une canette de soda qu’on secoue un peu trop.
Alors, on fait quoi ?
Heureusement, il existe plein de stratégies validées par la recherche et testées dans la vraie vie :
La respiration et la cohérence cardiaque : trois minutes, trois fois par jour, et on aide le cerveau à redescendre du trampoline.
Le sport (plutôt régulier que marathon improvisé) : bouger libère des endorphines, l’anti-stress maison.
Le soutien social : parler à quelqu’un qui comprend fait fondre l’anxiété plus vite qu’un glaçon dans un café chaud.
Les routines : oui, ça peut sembler boring, mais pour un cerveau TDAH, une routine bien rodée est comme un GPS qui rassure.
La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) : un vrai coup de pouce pour apprivoiser les pensées qui tournent en boucle.
L’humour et l’autodérision : parce qu’il vaut mieux rire de ses dix onglets ouverts dans la tête plutôt que de s’en vouloir éternellement.
La pleine conscience : non, ça ne veut pas dire méditer en lévitation, mais apprendre à revenir ici et maintenant.
En résumé...
Le TDA/H et l’anxiété forment souvent un duo pas très funky.
Mais comprendre d’où vient cette anxiété, reconnaître ses signaux et mettre en place des outils concrets, c’est déjà transformer ce duo en quelque chose de plus… vivable.



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