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TDA/H, HP, TSA : quand l’estime de soi joue à cache-cache...

Dernière mise à jour : 8 nov. 2025




Avoir un cerveau qui fonctionne un peu « autrement » n’est pas un problème en soi. Le vrai défi, c’est souvent le regard des autres… et le sien propre.


Les enfants (et adultes !) TDA/H, HP ou TSA développent parfois une estime d’eux-mêmes fragile. Non pas parce qu’ils manquent de qualités, au contraire, mais parce qu’ils vivent un décalage constant entre ce qu’ils ressentent et ce que le monde attend d’eux.


Le cerveau TDA/H peut recevoir dix fois plus de remarques négatives qu’un autre avant 12 ans (« assieds-toi », « concentre-toi », « tu oublies encore »…).


Le HP analyse tout, tout le temps, et finit par se dire qu’il n’est « jamais assez » ou qu’il « en fait trop ».


Le TSA entend souvent qu’il est « bizarre » ou « à côté de la plaque », alors qu’il vit juste le monde différemment.


Résultat ? Une confiance en soi qui joue parfois les montagnes russes.


Ce que la science nous dit :


  • Le cerveau TDA/H traite les récompenses et les critiques de façon plus intense. Trop de négatif = estime de soi qui s’effondre.

  • Le cerveau HP, avec son hypervigilance cognitive et émotionnelle, est plus vulnérable à l’auto-critique.

  • Le cerveau TSA, hypersensible aux signaux sociaux, perçoit davantage les jugements implicites, ce qui renforce le sentiment de décalage.


Bref : il n’y a rien de « cassé », mais des câblages différents qui rendent la confiance en soi plus fragile.


Quelques pistes concrètes pour booster l’estime de soi ?


  • Valoriser les efforts plutôt que les résultats (« tu as persévéré », « tu as trouvé une solution »).

  • Encourager les passions spécifiques (le dessin, la musique, les LEGO, l’astronomie, Minecraft… peu importe, tant que ça nourrit la fierté personnelle).

  • Créer des petits succès réguliers : des tâches courtes, atteignables, avec un retour positif immédiat.

  • Offrir un espace sans jugement, où l’on peut « être soi » sans masque ni comparaison.

  • Apprendre l’auto-compassion : se parler comme à son meilleur ami (« tu as le droit d’avoir raté, tu restes quelqu’un de bien »).

  • Donner des responsabilités adaptées (mettre la table, aider à préparer un exposé, gérer un projet au travail) : la confiance se construit dans l’action.

  • Dédramatiser avec humour quand c’est possible (rire d’un oubli ou d’une bizarrerie plutôt que la transformer en drame).


En résumé


L’estime de soi n’est pas un « supplément » chez les TDA/H, HP et TSA.

C’est le socle qui leur permet d’utiliser toutes leurs forces sans se laisser écraser par les remarques, les comparaisons ou le doute permanent.


Plus on nourrit la confiance, plus leurs différences deviennent des super-pouvoirs.

Plus on laisse le négatif s’installer, plus ces mêmes différences deviennent des blessures.


Alors, plutôt que de chercher à « réparer », offrons-leur ce qu’ils méritent : un regard qui encourage, des espaces pour briller, et un peu d’humour pour alléger le quotidien.

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