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Quand un enfant a beaucoup souffert, il devient souvent un adulte exigeant...


Ce que l’on appelle « exigeant » est parfois un ancien mécanisme de survie...


On décrit souvent certains adultes comme difficiles, rigides, exigeants, perfectionnistes ou peu tolérants à l’erreur.


On parle de leur caractère, de leur tempérament, de leur manière d’être.

Mais très souvent, derrière cette exigence, il y a autre chose.


Il y a un enfant qui, un jour, a compris qu’il n’était pas en sécurité s’il ne faisait pas « assez bien ».


Chez beaucoup de personnes, l’exigence n’est pas un choix.

C’est une trace.


Grandir dans l’insécurité invisible


Un enfant n’a pas besoin de vivre un traumatisme spectaculaire pour être marqué.

Il suffit parfois de grandir dans un environnement où ses besoins émotionnels, sensoriels ou relationnels ne sont pas compris.


Les enfants TDAH, TSA ou à haut potentiel sont particulièrement exposés à cela.


Ils ressentent plus fort.

Ils perçoivent plus.

Ils s’ajustent plus.


Quand ils sont régulièrement jugés trop, pas assez, mal adaptés, trop sensibles, trop lents, trop agités ou trop exigeants, ils apprennent une chose :

« Pour être accepté, je dois me corriger. »


L’exigence comme armure


Beaucoup d’enfants développent alors une stratégie silencieuse.


Ils deviennent attentifs aux attentes.

Ils scrutent les réactions.

Ils anticipent les déceptions.

Ils ne le font pas pour être performants.

Ils le font pour ne plus être rejetés.


Avec le temps, cette stratégie devient un mode de fonctionnement.


L’enfant devient un adulte qui se met une pression énorme, qui exige de lui-même et souvent des autres un niveau de fiabilité, de cohérence et de respect très élevé.


Ce n’est pas de la dureté.

C’est une tentative de rester en sécurité.


Chez les profils neuroatypiques, le phénomène est amplifié


Les enfants TDAH, TSA et à haut potentiel vivent souvent plus d’incompréhensions que les autres.


Ils font des efforts invisibles pour s’adapter à un monde qui ne fonctionne pas comme eux.


Beaucoup apprennent très tôt à masquer, à contenir, à se suradapter.

Ils deviennent des experts pour ne pas déranger.


À l’âge adulte, cela donne parfois des personnes très exigeantes envers elles-mêmes.


Elles ont du mal à tolérer l’approximation, l’imprévu, l’injustice ou la négligence.

Non parce qu’elles sont dures.

Mais parce qu’elles ont longtemps vécu sans filet.


L’exigence relationnelle


Ces adultes demandent souvent beaucoup dans leurs relations.

Ils veulent de la clarté, de la loyauté, de la cohérence.


Ils supportent mal les promesses non tenues, les ambiguïtés, les demi-mots

.

On les accuse parfois d’être trop intenses.

En réalité, ils ont appris que l’instabilité fait mal.


Quand la souffrance n’a jamais été reconnue


Le problème n’est pas d’avoir été exigeant enfant.

Le problème est de n’avoir jamais été compris.


Quand la souffrance d’un enfant n’est pas nommée, elle ne disparaît pas.

Elle se transforme en règles internes très strictes.


L’adulte exigeant est souvent un ancien enfant qui n’a jamais pu être simplement lui-même sans se justifier.


Peut-on s’adoucir sans se perdre ?


Oui.


Mais seulement lorsque l’on comprend d’où vient cette exigence.


Quand on réalise qu’elle a servi à survivre.

Qu’elle n’est pas une faute.

Qu’elle n’est pas un défaut.

Alors elle peut devenir plus souple.

Moins défensive.

Plus choisie.


Conclusion !


Les adultes exigeants ne sont pas des enfants capricieux devenus grands.


Ce sont souvent des enfants qui ont beaucoup donné, beaucoup contenu et beaucoup encaissé.


Derrière leur rigidité, il y a presque toujours une histoire qui mérite d’être entendue.


Et parfois, comprendre cela suffit déjà à commencer à respirer autrement.

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