Quand la mémoire auditive ne suffit pas… on passe à l’action !
- Christopher Trisman
- 8 nov. 2025
- 2 min de lecture

Au quotidien, j’accueille des enfants aux profils très variés : des enfants avec un TDA, des enfants à haut potentiel mais aussi des élèves présentant des troubles d’apprentissage comme la dyslexie ou la dysorthographie.
Beaucoup d’entre eux rencontrent des difficultés liées à la mémoire auditivo verbale, ce qui rend l’encodage et la restitution de certaines notions plus complexes.
Et quand retenir une consigne orale ou un long discours devient une mission digne d’un super-héros… on adapte !
Dans ces cas-là, je propose des fiches “stratégie”, le fameux "musée" ou des synthèses visuelles projetées sur une TVI, qui offrent une alternative à la synthèse écrite traditionnelle (souvent longue et abstraite).
Prenons un exemple concret : la multiplication...
Plutôt que d’expliquer uniquement avec des mots, nous manipulons d’abord.
Nous découvrons ensemble des stratégies de résolution d’opérations multiplicatives à travers des mises en situation concrètes.
Pendant ces découvertes, des photos sont prises : elles sont ensuite projetées sur ma TVI.
Cela nous permet de revenir sur chaque étape, de réfléchir collectivement à ce qui a été fait, puis de réaliser quelques tâches en autonomie.
Ce travail s’appuie sur des principes bien établis en sciences cognitives :
La théorie de la double codification : explique que combiner des supports visuels et verbaux facilite l’encodage et la mémorisation.
L’effet de modalité : montre que varier les canaux sensoriels (visuel, auditif, kinesthésique) allège la charge cognitive et améliore la compréhension.
Enfin, le principe du concret au représentatif : aide les élèves à passer progressivement de la manipulation à la représentation mentale, puis à l’abstraction.
Cette approche visuelle joue donc un rôle de mémoire externe : elles permettent aux élèves d’y retourner quand ils en ont besoin, de se rassurer et de consolider leurs apprentissages.
Et le petit bonus ?
Moins de stress, plus d’autonomie… et parfois même quelques sourires au passage...



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