top of page

Pourquoi certains enfants neuroatypiques détestent qu'on parle d'eux… comme s'ils n'étaient pas présents ?



Pourquoi certains enfants neuroatypiques détestent qu'on parle d'eux… comme s'ils n'étaient pas présents ?


« Il est très sensible. »

« Elle ne supporte pas le bruit. »

« Avec son TDAH, c'est compliqué. »

« Il est autiste, vous savez… »


Ces phrases sont souvent prononcées avec de bonnes intentions.


Pour expliquer.

Pour demander de l'aide.

Pour informer.


Mais lorsqu'elles sont dites devant l'enfant, sans lui adresser la parole, elles peuvent parfois être vécues comme une véritable mise à l'écart.


Être présent… sans être inclus


Imaginez un instant que plusieurs personnes discutent de votre caractère, de vos difficultés ou de vos émotions alors que vous êtes juste à côté.


Sans vous regarder.

Sans vous demander votre avis.

Sans vous laisser compléter ou nuancer leurs propos.


Beaucoup d'adultes trouveraient cette situation inconfortable.


Pour certains enfants neuroatypiques, elle l'est tout autant.


Ils comprennent souvent bien plus que ce que les adultes imaginent.

Même lorsqu'ils ne réagissent pas.


Une identité qui risque de se résumer à un diagnostic


À force d'entendre les adultes parler de leurs difficultés, certains enfants finissent par avoir l'impression que leur TDAH, leur TSA, leur dyslexie ou leur dyspraxie les définit entièrement.


Leurs qualités passent parfois au second plan.

Leurs efforts aussi.


Ils peuvent alors se sentir réduits à une liste de symptômes, plutôt qu'être reconnus comme des enfants à part entière, avec leurs forces, leurs envies et leur personnalité.


Ils ont aussi une voix


Même jeunes, les enfants sont souvent capables d'expliquer ce qu'ils ressentent.

Ils savent dire ce qui les aide.


Ce qui les met en difficulté.

Ce qu'ils aimeraient que les autres comprennent.


Bien sûr, ils n'ont pas toujours les mots justes.

Mais leur donner l'occasion de s'exprimer leur montre que leur point de vue compte.


Et cela participe à construire leur confiance en eux.


Informer… sans exclure


Il est parfois nécessaire de parler des besoins particuliers d'un enfant avec un enseignant, un professionnel ou un membre de la famille.


Mais la manière de le faire est essentielle.


Lorsque cela est possible, il peut être préférable de prévoir ces échanges en dehors de sa présence.


Et si la conversation a lieu devant lui, pourquoi ne pas l'inclure ?

Lui demander :

« Est-ce que tu es d'accord avec ce que je viens de dire ? »


Ou encore :

« Est-ce que tu aimerais ajouter quelque chose ? »


Ces simples questions lui rappellent qu'il est acteur de sa propre histoire.


Les mots construisent aussi l'image de soi...


Les enfants apprennent beaucoup à travers le regard que les adultes portent sur eux.


Lorsqu'ils entendent régulièrement des descriptions centrées sur leurs difficultés, ils risquent de finir par croire que c'est ainsi que tout le monde les voit.


À l'inverse, lorsque leurs compétences, leurs progrès et leurs réussites trouvent aussi leur place dans les conversations, ils construisent une image d'eux-mêmes plus équilibrée et plus confiante.


Conclusion


Parler d'un enfant n'est jamais anodin.


Même lorsqu'il ne répond pas.

Même lorsqu'il semble occupé à autre chose.

Même lorsqu'il ne laisse rien paraître.


Les enfants neuroatypiques ont besoin que leurs besoins soient compris… mais ils ont tout autant besoin que leur parole soit reconnue.


Parce qu'avant d'être un diagnostic, ils sont des personnes.


Et comme chacun d'entre nous, ils méritent d'être inclus dans les conversations qui parlent d'eux.

Commentaires


 

© 2025 by TDA quoi ?. Powered and secured by Wix 

 

bottom of page