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Jeux vidéo et TDA/H : ennemis ou alliés ?


Quand on parle de jeux vidéo, beaucoup imaginent un enfant scotché à son écran, oubliant de mettre la table, de descendre son linge sale et d’éteindre la lumière de sa chambre (oui, ça vous rappelle quelqu’un ? ).


Pourtant, derrière les clichés, il y a une réalité intéressante : les jeux vidéo peuvent devenir un véritable outil d’apprentissage et de régulation, surtout pour les enfants avec un TDA/H, mais aussi pour ceux avec un TSA ou un haut potentiel.


TDA/H et jeux vidéo : une histoire d’attention et d’émotions


Les enfants (et adultes !) avec un TDA/H sont souvent en quête de stimulation immédiate. Leurs cerveaux aiment quand ça bouge, quand ça change vite et quand les récompenses sont rapides. Et devinez quoi ? Les jeux vidéo sont construits exactement comme ça.


Scientifiquement, on sait que les jeux vidéo :


  • Captent l’attention grâce à des signaux visuels et sonores dynamiques.

  • Offrent une récompense immédiate, ce qui motive et renforce la persévérance.

  • Travaillent la gestion des émotions (perdre, attendre, recommencer… c’est tout un programme d’éducation émotionnelle !).

  • Apprennent à s’arrêter (oui oui, même si c’est dur… finir une partie, c’est déjà un petit apprentissage du « stop »).


Bref, pour le TDA/H, les jeux vidéo ne sont pas seulement une tentation : ils peuvent devenir un terrain d’entraînement pour l’attention, la régulation émotionnelle et même la socialisation.


TSA et jeux vidéo : un monde prévisible et sécurisant !


Les enfants avec un TSA trouvent parfois le monde social imprévisible, déroutant, voire épuisant. Les jeux vidéo, eux, proposent des règles claires, constantes et prévisibles :


  • Les codes sont fixes : appuyez sur A, et le personnage saute. Pas de mauvaise surprise.

  • Les interactions sont plus faciles à comprendre : coopérer avec un coéquipier est souvent plus simple qu’interpréter un regard dans la cour de récré.

  • Les univers structurés offrent un sentiment de sécurité, où l’enfant peut explorer à son rythme.


Et quand l’adulte accompagne, cela devient une occasion idéale d’entraîner les compétences sociales de manière progressive et ludique.


Haut potentiel et jeux vidéo : le goût du défi !


Pour les enfants à haut potentiel, les jeux vidéo viennent répondre à un besoin essentiel : se challenger intellectuellement.


  • Résolution de problèmes complexes.

  • Stratégie et planification.

  • Créativité (bonjour Minecraft !).

  • Exploration de mondes infinis qui nourrissent leur curiosité insatiable.


Là encore, tout dépend de l’accompagnement : un enfant livré à lui-même risque de s’enfermer dans le jeu, alors qu’avec un adulte, cela devient un outil de réflexion, de créativité et même de partage de passions.


Jouer seul ou ensemble : ce n’est pas la même partie...


Mettre un enfant devant un écran « pour être tranquille » n’a rien à voir avec jouer avec lui. La vraie richesse des jeux vidéo, c’est ce qu’ils déclenchent dans la relation :


  • Discuter d’une défaite, c’est parler de frustration et de patience.

  • Coopérer, c’est apprendre la solidarité.

  • Partager une victoire, c’est créer du lien et de la complicité.


Autrement dit, le jeu vidéo n’est pas un simple divertissement : c’est un support d’échange et d’éducation sociale.


Quelques idées de jeux à partager


  • Minecraft : créativité, logique, mathématiques… et construction de maisons plus solides que celles des trois petits cochons.

  • Mario Kart : pour travailler la gestion de la frustration (carapace bleue, si tu nous entends…).

  • Just Dance : rire ensemble et bouger, même quand on a deux pieds gauches.

  • Animal Crossing : planification, patience et soin des relations (oui, même avec un voisin qui ressemble à un hamster en pull rayé).


Conclusion !


Les jeux vidéo ne sont ni des ennemis ni des solutions miracles. Ils sont des outils. Bien utilisés, ils peuvent aider les enfants (et les adultes !) avec un TDAH, un TSA ou un haut potentiel à développer leur attention, leurs compétences sociales et leur gestion des émotions. La différence, c’est vous : votre présence, votre regard, votre participation.


Mais attention : comme pour le chocolat, c’est la dose qui fait la différence.  Trop, et cela devient un excès. Bien dosés, les jeux vidéo s’intègrent harmonieusement dans le quotidien, sans remplacer d’autres activités essentielles comme le sport, la lecture, la créativité artistique ou simplement… le fait de s’ennuyer (si, si, c’est très formateur de s’ennuyer parfois).


Plutôt que de priver brutalement un enfant qui a déjà beaucoup joué, on peut changer son regard et transformer le jeu vidéo en support d’apprentissage de nouvelles compétences sociales et personnelles.


Bref : il ne s’agit pas de supprimer, mais de guider, équilibrer et enrichir.

Alors, la prochaine fois que vous prenez une manette, rappelez-vous : vous n’êtes pas toujours en train de « perdre du temps », vous êtes peut-être en train de construire une compétence.


Et si vous jouez un peu plus longtemps que prévu… dites-vous que c’est de la pédagogie appliquée. Parole (ou bonne excuse) de Gamer !

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