Et si vous étiez les seuls à réagir sainement dans un monde devenu malade ?
- Christopher Trisman
- 7 déc. 2025
- 3 min de lecture

Depuis l’enfance, on vous répète que vous êtes “trop” : trop intense, trop rapide, trop impulsif, trop sensible.
On vous demande de vous adapter, de vous conformer, de faire semblant que tout va bien. Et pourtant… et si ce n’était pas vous qui étiez en décalage ?
Et si c’était le monde qui était devenu inadéquat, malade de ses habitudes, de ses mensonges, de son anesthésie émotionnelle ?
Vous ressentez ce que d’autres ignorent...
Votre cerveau fonctionne différemment. Il capte davantage de stimuli, ressent plus fort, réagit plus vite. Là où d’autres filtrent, vous percevez. Là où d’autres s’habituent, vous continuez de réagir. Là où d’autres se résignent, vous bouillonnez.
Ce que certains appellent “hyperactivité” ou “instabilité” n’est parfois que la réaction d’un système vivant face à l’incohérence, à l’injustice et au faux.
Vous n’êtes pas trop sensibles, vous êtes en phase avec ce qui est réel et le monde, lui, l’est de moins en moins.
Les micro-attaques qui deviennent montagnes...
Il n’y a pas toujours de violence visible. Mais chaque détail compte : un mot ironique, un regard appuyé, une remarque anodine ou répétée, une phrase dite “pour rire”. Pour beaucoup, cela passe inaperçu.
Pour vous, cela pèse, s’imprime, se multiplie.
Ces micro-attaques, ces petits pics invisibles, deviennent des montagnes émotionnelles que votre système nerveux traite avec une intensité que peu connaissent.
Vous n’êtes pas trop sensibles : vous êtes juste à l’écoute de ce que les autres ignorent ou minimisent. Et ça fait mal. Parce que le monde continue de banaliser ce qui devrait éveiller des signaux d’alerte.
Vous êtes les sentinelles d’un monde malade...
Votre réactivité émotionnelle, votre empathie, votre lucidité face aux incohérences sociales font de vous des êtres particulièrement vigilants.
Là où beaucoup ferment les yeux, vous percevez la manipulation, la fausseté, la jalousie déguisée, la violence froide ou insidieuse. Trop souvent, vous encaissez, vous vous taisez pour ne pas faire de vagues, mais vous êtes clairvoyant !
Scientifiquement, les profils TDA/H et/ou HP présentent :
- une sensibilité accrue aux stimulations et aux émotions
- une impulsivité qui traduit souvent un signal d’alerte interne
- une capacité à détecter les incohérences dans le comportement des autres.
Dans un monde anesthésié, où la majorité se laisse porter par le flux, vous êtes ceux qui réagissent encore comme il faut.
Mais cette lucidité a un prix...
Être en phase avec la réalité vous expose à un sentiment d’inadaptation.
Vous vous sentez différent, souvent incompris. Vous doutez, vous vous comparez, vous essayez de vous conformer.
La société vous juge, vous “corrige”, vous contraint, vous contrôle. Et pourtant, votre réaction est saine.
Ce qui est malade, ce n’est pas vous, ce sont les structures, les habitudes et les relations qui vous entourent.
Comment gérer ce décalage et votre sensibilité ?
Nommer ce que vous ressentez
Comprendre que vos émotions sont justifiées, et non un défaut. Pleurez, mettez-vous en colère, assumer votre joie excessive, vos moments d'euphorie...
Poser des limites claires
Apprendre à protéger votre espace émotionnel sans culpabiliser.
S’entourer de personnes comme vous et qui respectent votre rythme, votre regard sur le monde, vos paradoxes, vos failles, votre âme d'enfant, votre étrangeté...
Chercher des relations qui valorisent l’authenticité et non la conformité.
Accepter la différence comme une force
Vous n’êtes pas “hors norme” : vous êtes adapté à la vérité, pas à l’illusion collective.
Prendre du recul et se ressourcer...
Méditation, activité physique, nature, création, sensations fortes, passions diverses : tout ce qui permet de réguler votre système nerveux.
Se rappeler que vous êtes les sentinelles
Votre sensibilité est un atout. Vous êtes ceux qui ressentent encore le monde comme il est, et qui réagissent quand d’autres se taisent.
Conclusion : la force de votre différence...
Vous n’êtes pas défaillant, vous êtes vivant.
Vous n’êtes pas désadapté, vous êtes lucide.
Vous n’êtes pas trop sensibles, vous êtes en phase avec ce qui existe encore sous la surface de l’indifférence générale.
Vous êtes peut-être les seuls à réagir correctement dans un monde malade. Et reconnaître cela, apprendre à le gérer, à le protéger et à l’utiliser comme force, c’est votre véritable pouvoir.



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