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Quand le sens de la justice devient une boussole intérieure...


Chez beaucoup d’enfants, d’adolescents et d’adultes TDAH, TSA ou à haut potentiel, le sens de la justice n’est pas un simple respect des règles.


C’est quelque chose de beaucoup plus profond.


Une boussole intérieure.


Un besoin viscéral que les choses soient cohérentes, équitables et alignées avec ce qui est perçu comme juste.


Quand cette boussole est respectée, ils peuvent être d’une loyauté, d’un engagement et d’une honnêteté remarquables.


Quand elle est trahie, la réaction peut être intense, incomprise, parfois explosive.


Pourquoi ce besoin est si fort ?


Les profils neuroatypiques traitent l’information différemment.


Ils perçoivent très vite les incohérences, les contradictions, les doubles standards.

Leur cerveau repère les failles du système, les injustices subtiles, les zones grises.


Chez un enfant ou un adolescent, cela donne souvent l’impression qu’il est pointilleux, rigide ou excessif.


En réalité, il est en train de défendre une logique interne très structurée.


Quand on lui demande d’obéir à quelque chose qu’il juge injuste, ce n’est pas seulement une règle qui est en jeu, c’est son intégrité.


TDAH, TSA, haut potentiel, des nuances différentes...


Chez les enfants et adultes TDAH, le sens de la justice est souvent lié à l’émotion.

Une injustice est ressentie comme une agression directe.

La réaction peut être vive, parfois disproportionnée, car elle passe par un système émotionnel très réactif.


Chez les profils TSA, le rapport à la justice est souvent plus cognitif.

Les règles, la logique et la cohérence sont centrales.

Si une règle est posée mais pas respectée par tous, cela crée un profond malaise, voire une colère froide.


Chez les profils à haut potentiel, le sens de la justice est souvent mêlé à une réflexion éthique très poussée.

Ils questionnent le pourquoi des règles, les valeurs derrière les décisions, le sens global du système.


Quand la justice devient un lieu de conflit...


À l’école, dans la famille ou plus tard au travail, ce sens aigu de la justice peut provoquer des tensions.


Un enfant qui refuse une punition qu’il juge injuste n’est pas forcément dans l’opposition.


Il est en train de dire que quelque chose ne fait pas sens pour lui.


Un adolescent qui s’insurge contre une décision arbitraire ne cherche pas à provoquer, mais à rétablir une forme d’équilibre.


Un adulte qui ne supporte pas les incohérences hiérarchiques ou les injustices managériales peut vivre un épuisement profond dans des environnements où l’arbitraire est la norme.


Quand ce besoin n’est pas reconnu...


Lorsqu’on demande constamment à ces profils de se taire, de se soumettre ou de faire comme si tout était normal, quelque chose se fissure :


- soit ils finissent par se suradapter et se trahir eux-mêmes

- soit ils entrent dans une lutte permanente

- soit ils se retirent, se désengagent, se coupent


Dans tous les cas, la souffrance est réelle.


On ne peut pas demander à un cerveau construit autour de la cohérence de vivre durablement dans l’injustice sans en payer le prix.


Ce qui aide vraiment...


Ce qui apaise ces profils, ce n’est pas la suppression des règles, mais leur sens :


- expliquer le pourquoi des décisions

- reconnaître quand une situation est effectivement injuste

- ajuster quand c’est possible

- être cohérent dans ce que l’on exige

- admettre ses erreurs d’adulte


Quand la justice devient un dialogue plutôt qu’un rapport de force, la coopération revient.


Conclusion !


Le sens de la justice chez les profils TDAH, TSA et à haut potentiel n’est pas un défaut.


C’est une forme de lucidité. Une exigence de cohérence dans un monde souvent incohérent.


Plutôt que de la combattre, apprendre à l’écouter permet de transformer des conflits en leviers de maturation, de confiance et de respect mutuel.



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