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Adolescence et neuroatypies : quand s’affirmer devient vital !


À l’adolescence, quelque chose bascule.


Le regard sur soi change. Le regard sur les adultes aussi.


Et pour de nombreux adolescents neuroatypiques, cette période n’est pas seulement un passage délicat : c’est un moment de vérité identitaire.


Chez les jeunes qui ont un TDAH, un TSA ou un profil à haut potentiel, la question n’est pas seulement « qui suis-je ? », mais aussi

ai-je le droit d’être comme je suis ?


Une pensée qui s’affirme plus vite que les codes sociaux...


Beaucoup d’adolescents neuroatypiques développent très tôt une pensée personnelle.


Ils questionnent, analysent, comparent.


Ils repèrent rapidement ce qui leur semble incohérent, injuste ou arbitraire.

Mais cette capacité de réflexion ne s’accompagne pas toujours d’une aisance relationnelle équivalente.


Dire ce qu’ils pensent peut devenir abrupt.


Se taire peut devenir une protection.

Résister peut devenir la seule façon de rester soi.


Ce décalage crée souvent un malentendu profond :

on leur reproche leur attitude, alors qu’ils tentent surtout de préserver leur intégrité intérieure.


L’émotion comme moteur, pas comme faiblesse...


À cet âge, l’émotion prend une place centrale.


Chez les adolescents neuroatypiques, elle est souvent plus intense, plus rapide, plus envahissante.


Ils ressentent fort.

Ils réagissent vite.

Et parfois, ils ne comprennent eux-mêmes qu’après coup ce qui s’est joué.

Cela ne signifie pas qu’ils manquent de réflexion.


Cela signifie que leur système émotionnel parle plus fort que prévu.


Chercher à éteindre cette intensité revient souvent à l’amplifier.

L’ignorer revient à la laisser exploser ailleurs.


S’affirmer n’est pas rejeter l’adulte...


Beaucoup d’adultes vivent l’affirmation adolescente comme une remise en cause de leur autorité.


Chez les profils neuroatypiques, cette lecture est particulièrement piégeuse.

S’affirmer, pour eux, ce n’est pas prendre le pouvoir.


C’est tenter d’exister sans se dissoudre dans des attentes qui leur semblent floues ou injustes.


Lorsqu’ils disent non, ce n’est pas toujours à l’adulte.


C’est souvent à une image d’eux-mêmes qu’on leur impose.


Ce qui permet une affirmation ajustée...


Les adolescents neuroatypiques n’ont pas besoin qu’on décide à leur place.

Ils ont besoin qu’on leur fasse une place.


Ce qui soutient réellement leur construction :


 – des adultes capables d’écouter sans se sentir menacés

– un cadre explicite, assumé, cohérent

– la possibilité de dire ce qui dérange sans être disqualifié

– un respect réel de leur fonctionnement, même quand il diffère

– des limites posées sans humiliation ni ironie


L’affirmation de soi se construit quand l’adolescent se sent reconnu comme une personne entière, pas comme un problème à corriger.


Grandir sans se couper de soi...


L’adolescence neuroatypique n’est pas une dérive à contenir.

C’est un équilibre fragile à accompagner.


Quand l’adulte accepte de lâcher le rapport de force,

quand le lien reste prioritaire,

quand le sens précède l’exigence,

alors l’affirmation de soi ne devient ni opposition ni repli.


Elle devient un appui pour grandir...


Pour retrouver mes autres articles et réflexions : https://tdaquoi.com

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