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TDA/H, TSA et la nourriture : une drôle de relation...



Si vous avez déjà partagé un repas avec un enfant TDA/H ou TSA, vous avez peut-être remarqué des comportements un peu… particuliers : l’un qui dévore son assiette en 2 minutes chrono, l’autre qui chipote pendant 1h sans jamais finir. Alors, mythe ou réalité ?


Chez les TDA/H


  • Impulsivité & autorégulation : chez les enfants TDA(H), le contrôle des impulsions est plus fragile. Résultat : certains mangent vite, beaucoup, parfois sans écouter leurs signaux de satiété. C’est un peu comme si leur cerveau leur disait : « J’ai faim maintenant, donc je mange tout maintenant », sans bouton pause.


  • Hypersensibilité ou hyposensibilité sensorielle : certains enfants TDA/H (et encore plus souvent TSA) ont des réactions intenses aux textures, odeurs, températures.


  • Exemple : « Les pâtes oui, mais pas si elles collent. Le yaourt oui, mais sans morceaux. » Cela peut donner des enfants très sélectifs ou, au contraire, qui mangent toujours la même chose.


  • Dopamine et recherche de récompense : le cerveau TDA/H étant en déficit de dopamine (la fameuse molécule du plaisir et de la motivation), certains enfants cherchent ce petit “boost” dans la nourriture, surtout les aliments sucrés ou gras. D’où cette attirance quasi magnétique pour les biscuits, le chocolat ou les chips.


  • Attention fluctuante : certains oublient carrément de manger s’ils sont plongés dans une activité passionnante (l’hyperfocalisation).


  • À l’inverse, d’autres utilisent la nourriture comme une activité de stimulation quand ils s’ennuient.


Bref, pas de profil unique : certains enfants TDA/H mangent trop, d’autres trop peu, et d’autres de manière très sélective.


Et du côté TSA ?


  • Les enfants TSA présentent encore plus fréquemment des sélectivités alimentaires (scientifiquement documenté : jusqu’à 70 % d’entre eux).


  • Les raisons sont sensorielles (texture, odeur, couleur, température) mais aussi liées à la rigidité cognitive (préférence pour la routine, difficulté au changement).


  • Donc, oui : le TDA peut influencer la quantité ou la vitesse d’alimentation, tandis que le TSA touche souvent à la variété et la rigidité.


Pistes concrètes pour les repas :


Parce que manger doit rester un moment agréable (et pas un bras de fer quotidien).


  • Mettre du rythme : proposer des repas à heures fixes. Le cerveau TDA aime les repères.

  • Fractionner les portions : mieux vaut donner une petite quantité puis resservir que mettre une montagne d’un coup.

  • Varier doucement : introduire un nouvel aliment en petite portion, à côté d’un aliment “réconfort”.

  • Favoriser le sensoriel positif : travailler sur la présentation (couleurs, textures douces, odeur appétissante).

  • Responsabiliser l’enfant : le laisser participer (choisir une partie du menu, aider à préparer). Cela diminue les refus.

  • Prendre le temps : même si l’enfant engloutit en 2 minutes, on peut instaurer un petit rituel de début/fin pour ralentir.


En gros, avec un enfant TDA/H ou TSA à table, c’est un peu comme participer à un jeu télévisé :


  • Soit vous assistez à un « Défi chronométré » : assiette terminée en 90 secondes, record battu !

  • Soit c’est un « Koh-Lanta alimentaire » : la bouchée reste coincée 10 minutes sur la cuillère…


Conclusion...


La relation entre TDA / TSA et la nourriture n’est pas “trop” ou “pas assez”, mais plutôt “différente”.


En connaissant leurs besoins spécifiques (impulsivité, sensorialité, routine), on peut transformer les repas en moments moins stressants et plus partagés.

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